Le féminin et le masculin au CE1 ouvrent le chapitre des accords, en séquence 9 de ma progression. Le genre du nom est une bizarrerie magnifique de la langue française : pourquoi une table mais un tableau ? Aucune logique à chercher, seulement un usage à mémoriser. C'est ce qui rend la notion à la fois facile à comprendre et longue à stabiliser, en particulier pour les élèves dont le français n'est pas la langue de la maison.
Voici comment je construis la séquence, le test qui donne le genre à tous les coups, l'affiche à télécharger et les ressources de collègues qui complètent le travail.
Le test du déterminant, encore lui
Le genre ne se voit pas sur le nom, il se lit sur son déterminant : une ou la devant le mot, le nom est féminin ; un ou le, il est masculin. Les élèves retrouvent ici le couple nom-déterminant installé aux séquences précédentes et c'est toute la force de cette progression : chaque notion nouvelle réutilise les outils des anciennes. Une trousse, féminin. Un cartable, masculin. Le réflexe se construit en quelques séances.
La séquence introduit aussi la transformation : la maîtresse et le maître, un chat et une chatte. Au CE1, on observe surtout l'ajout du e au féminin, sans chercher à couvrir tous les cas particuliers qui attendront les années suivantes. L'important est ailleurs : comprendre que le genre du nom commande le déterminant, première pierre des chaînes d'accords.
Le déroulé de la séquence
La découverte passe par un tri : des groupes nominaux en étiquettes, deux maisons au tableau, celle de un et celle de une. Les élèves trient, justifient, constatent que chaque nom a sa maison et n'en change pas. La structuration formalise avec les mots féminin et masculin puis la trace écrite rejoint le cahier de leçons. Vous pouvez télécharger l'affiche sur le genre que j'ai réalisée pour le mur de la classe.
L'entraînement croise ensuite les exercices : classer des noms dans un tableau à deux colonnes, compléter des groupes nominaux avec le bon déterminant, transformer des couples masculin-féminin connus. En phrase du jour, je demande désormais le genre de chaque nom entouré : trente secondes par matin qui entretiennent la notion jusqu'en juin.
Les élèves à accompagner de près
Le genre arbitraire des objets est une vraie difficulté pour les élèves qui parlent une autre langue à la maison, car chaque langue distribue ses genres à sa façon. Pour eux, le test du déterminant est encore plus précieux : il transforme une intuition qu'ils n'ont pas encore en procédure qu'ils peuvent appliquer. J'ajoute pour ces élèves des rituels oraux courts, dire le nom avec son déterminant à chaque rencontre d'un mot nouveau, jusqu'à ce que l'oreille prenne le relais.
Des ressources prêtes à l'emploi
Une séquence complète sur le genre circule en PDF, bien construite séance par séance. Orphéecole propose des fiches sur le genre et le nombre utilisables en différenciation, plutôt côté CP ou élèves fragiles. Pour les évaluations, le jardin d'Alysse est une mine : ses fiches se donnent telles quelles. La démarche d'ensemble reste celle de mon avis sur Réussir son entrée en grammaire.
La suite de la progression
Le genre posé, le nombre suit immédiatement : la séquence sur le singulier et le pluriel reprend exactement la même mécanique avec les maisons de le et de les. Les deux séquences forment un bloc cohérent qui prépare les accords dans le groupe nominal. Le fil de l'année complet se trouve dans ma programmation de grammaire CE1 et la méthode dans les 10 étapes d'une séquence.
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